lundi 1 juillet 2013

rallumer la nuit

Rallumes la nuit…

Et quand soudain le rêve t'étreint

Tu crois serrer un ami dans tes bras

Et tu te réveilles enroulée au traversin

Et tu cherches pourquoi tes yeux ne coulent pas



Heureusement s'avance au-dessus du bitume

Ton superman géant ton gentil mandarin

Ton amant blindé de thunes

Et qui t'aime toujours ça c'est certain



Alors tu te dis tant pis si mes amis me lâchent

Je me réfugie au fond de ton grand lit

Parce qu'en réalité rien ne me délasse

Autant qu'un seul regard quand tu rallumes ma nuit

dimanche 24 mars 2013

Pessimisme érotique


étrange grotte

où je grelotte
.
buisson ardent

protégeant

l'orée orémus

frères de veillée

veillons son rêve

serrons de près

ses lianes enlacées

partons obscur

à tâtons rompus

vers l'aventure

onirique et univoque

voguons au foc

hissons la grand voile

frissons garantis

sur la chair des étoiles

contournons sans fin

ces collines harassantes

ne laissons enfin

au hasard aucune chance 

coulons a pic

marins et capitaines

coulons sans fin 

en ce jour finit ma peine

de cette prison éphémèreme

libère enfin la lumière.

fin.

grotte ardente

lux contre nuit


Et la douleur, telle une armure, va en t'encerclant

et ta peine te murmure, reste sage maintenant

et chaque fois que ton souffle soulève ton poitrail

un crissement pathétique crie en épouvantail





à chaque pensée te ramenant au passé immédiat

un battement de coeur insensé, relance le débat

et si je, et si elle, et si nous, tel un equinoxe devenu fou

un aller retour, un jeu de dupes, un a un, jeu partout






tu te débats sans cesse dans ce parcours inutile
  
tu te lamentes sans bruits avec ces terreurs débiles

tu ne vois approcher d'aussi loin que tu vois

que méandres, isolation et chemin de croix




alors usé, mangé, détruit par la mélancolie

tu te lèves hagard et de tes yeux meurtris

tu demandes au matin, mais qu'est ce qui fait ce bruit

le jour radieux te répond mais mon vieux : c'est la vie !

mardi 6 septembre 2011

Bondi Beach

Une fille-scorpion m’avait piqué aux yeux
Et m’a dit petit con suis moi si tu peux

Je voulais pas y croire
 mais quand j’ai vu son nuage
J’ai gueulé pas d’histoires
J’ai dit c’est un mirage

Un jeune homme transi
rencontré sous le verre
Ne voulait plus bouger
marchant plutôt l’hiver

Bondi Beach

Une Fille de Gandhi
 me kama sous traitait
Avant la demie heure
 j’étais raide sonné

Je sais que c’est dur à croire
 Mais un jour si tu viens
  Arrive plutôt à jeun,
 ici tu trouveras à boire

Une frangine de vénus
 parlant à demi mots
Me frappa sur le buste
 après un bref sanglot

Sur le sable encombré
un masseur thaïlandais
Me prenait 10 dollars
par minute massée

Les body surfeurs
prenaient un air hagard
Quand la vague passait
 sur le quai de la gare

Les girls aux yeux d’azurs 
aux seins volumineux
Marquaient bien la mesure
des pieds et puis des deux

Une fille de l’ouest
me jouait borsalino
Les franges de sa veste
me chatouillaient la peau

Et si comme Ferré
 tu crains la criticature
On t’dirait amical
fais pas gaffe aux injures

Engloutis par la bière
 dans le fleuve australien
On s’réveillait pas fiers
 bien après le matin

L’étrangère riait
devant nos yeux perdus
Réveillés par hasard,
 chez elle à moitié nus

On s 'demandait inquiets
 comment avait fini
La fumeuse soirée,
 d’abord on est chez qui ?

Jean Max Labonté.

Tu sais

Refrain Tu sais que très bientôt tu vas, Je n’en ai plus pour longtemps tu sais Tu vas me quitter. Je sais comme en un regard Embrasser tes valses-hésitations Qui partent et courent et glissent En même temps que sur ta peau Mes mots Refrain Un jour qui bien trop sera trop, Le décroissement vivant de ton pas, Se retournant dans la plaie de ma porte, Restée béante, ne faillira pas. Jean Max Labonté

Ta vie que l’écho faible recueille…

L’amour et la liberté, la douleur et la mort Se succèdent sans répit au récit de ta vie Droite sur ta selle regard fixé sur l’infini Tu déroules ta vie en retenant le mors Tu galopes dans l’amertume désespoir piétiné Tu raisonnes en réseau et reprends en écho Circonvoluant tu contournes au petit trot Les chausses-trappes habiles au volte-façé Tu convaincs aisément, acquiesce inconsciemment Se déroule le tapis de tes arguments pertinents Tu avances en souplesse un coup d’œil vérifiant La construction patiente d’un édifice évident Mais tremble tout au loin de derrière les remparts Les petits pas secrets de ta solitude-enfant Et que le vent du sud porte de feuille en feuille. Max Labonté 3/6/06 3h36 du matin